Les Amis de Svieta

Informations sur l’Ukraine (mis à jour)

L’Ukraine est devenue une République indépendante 1991.


Sa population est d’environ 50 millions d’habitants pour une superficie totale d’environ 600’000 km2. Elle est composée de 23 régions et d’une république indépendante.

Sa capitale est Kiev.

L’Ukraine a des frontières communes avec la Biélorussie, la Hongrie, la Moldavie, la Pologne, la Roumanie, la Russie et la Slovaquie. Elle est également
bordée par la Mer Noire et la Mer d’Azov.

L’Ukraine selon la Direction du Développement et de la Coopération (DDC) du Département Fédéral des Affaires Étrangères (DFAE)

Après l’effondrement de l’Union soviétique, les structures économiques largement centralisées se sont disloquées. Les anciennes frontières administratives ont donné naissance à des pays, les rapports sociaux, économiques et culturels tels qu’ils existaient à l’échelle locale, régionale et semi globale (ou semi coloniale) ont été déstructurés.
Les mécanismes de répartition, sous forme de subventions, se sont épuisés. La débâcle économique (le revenu par habitant actuel représente 30 – 40% du revenu par tête sous le régime soviétique) a entraîné la stagnation et même l’effondrement partiel de l’infrastructure productive et sociale, un fort taux de chômage, la désindustrialisation et un retour à l’économie de subsistance. La déroute s’accompagne de graves erreurs dans la conduite de l’État, telles qu’abus de pouvoir et corruption croissante.
Des disparités importantes s’observent entre les États de l’ancienne Union soviétique en ce qui concerne la dotation en ressources, la diversité économique, l’accès à l’énergie, les matières premières et les débouchés, de même en ce qui concerne la volonté et les possibilités de réaliser la transition vers la démocratie et l’économie de marché. Tous les pays présentent un fort clivage ville campagne et des écarts énormes en matière de revenus et de richesses. Conséquences de la politique soviétique de peuplement, de la politique stalinienne de déportation, de la débâcle économique à la suite de l’effondrement de l’Union et des conflits, d’importantes migrations internes sont observées sur le territoire de l’ancienne Union soviétique (retour en Fédération de Russie de plus de 8 millions de Russes auquel s’ajoute les flux de réfugiés et de personnes déplacées en raison des conflits dans le Sud du Caucase). Le chômage et l’absence de perspectives vont de pair avec la corruption, le trafic et la consommation de drogues, la propagation du sida et de la tuberculose, la prostitution, la traite des femmes et des enfants ainsi qu’avec l’exode économique, permanent et saisonnier, vers la Russie.

Informations contextuelles

Depuis qu’elle a accédé à l’indépendance en 1991, l’Ukraine cherche à renforcer ses liens avec l’Ouest tout en évitant une confrontation avec la Russie, son principal partenaire commercial. Sous le régime de l’ancien président Léonid Koutchma, le processus de transition a progressé beaucoup plus lentement que dans d’autres pays d’Europe centrale et orientale. Le mouvement de privatisation amorcé en 1994 n’a produit que des impulsions modestes en termes de croissance. Le système politique, administratif et économique était miné par la corruption et l’économie n’est sortie que lentement de la récession qui a marqué la transition. Après une décennie de contraction, l’économie ukrainienne a connu à partir de 2000 une croissance rapide, atteignant même un pourcentage à deux chiffres en 2004, en raison notamment de l’augmentation du prix mondial de l’acier. Après les manifestations populaires massives organisées fin 2004 pour dénoncer les fraudes lors des élections présidentielles, une coalition de forces réformistes, dirigée par Victor Youchtchenko, est arrivée au pouvoir. Lors de ce scrutin, on a assisté à l’opposition de deux systèmes de valeurs: Youchtchenko représentait les forces réformistes tournées vers l’Ouest, alors que son adversaire Yanoukovitch personnifiait la nomenklatura post-soviétique, accaparant l’Etat et ses ressources au profit d’une petite élite. La « Révolution orange » a eu un impact positif sur la confiance de la population et a contribué à renforcer la société civile; cette victoire électorale mémorable a constitué une étape importante sur la voie de la démocratie pluraliste. Mais d’importantes réformes politiques et économiques ont pris du retard en raison du climat conflictuel qui a caractérisé l’année 2005. La situation sociale du pays reste critique. C’est ainsi que plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et que l’accès à l’éducation et aux soins médicaux n’est pas complètement garanti. De plus, les conséquences économiques et sociales de la catastrophe de Tchernobyl, dont on a commémoré le 20e anniversaire le 26 avril 2006, ne sont toujours pas maîtrisées.

Chiffres et Faits
  • Superficie: 603’700 km2
  • Nombre d’habitants 204: 48,4 millions
  • Densité: 80.2 par km2
  • Croissance démographique 1994 – 2000: – 0,7% par an
  • Mortalité infantile moins de 5 ans: 2,2%
  • Espérance de vie hommes estimée 2005: 64 ans
  • Espérance de vie femmes estimée 2005: 75 ans
  • Analphabétisme: moins de 5%
  • Produit national brut PNB: 60,3 milliards US$
  • PNB par habitant: 1260 US$
  • Chômage: 3.8% (estimation non officielle OIT 9% – 10%)